la charte de Terres Communes

dimanche 27 mars 2011

Charte de TC - en bref

Les collectifs qui vivent et travaillent sur les trois sites s’engagent au respect de principes que les sociétaires ont communément élaborés :

  • les collectifs fonctionnent en autogestion sans hiérarchie institutionnalisée.
  • les collectifs maintiennent un usage agricole des terres. Ils pratiquent une agriculture paysanne.
  • chaque collectif cherche à pérenniser son projet par une autonomie économique basée sur ses propres activités
  • les collectifs restent ouverts vers l’extérieur et engagés dans les combats de société ;
  • les collectifs sont solidaires entre eux.

la Charte de Terres Commune - en détail

Avant d’être une société, TERRES COMMUNES, est une propriété collective, gérée collégialement, par des groupes et des individualité, existant à travers des terres et des bâtiments, répartis en trois sites, où trois collectifs, libre association d’hommes et de femmes pour la réalisation d’objectifs communs, oeuvrent à la construction d’alternatives.

Les trois collectifs initiaux, tout en affirmant :

  • leur volonté d’indépendance quant à leur fonctionnement, à la réalisation, et à la gestion de leur projet,
  • leur volonté de concertation régulière,

ont ressenti le besoin de fixer, pour eux-mêmes et pour ceux qui rejoindront ultérieurement Terres Communes, quelques orientations communes auxquelles se conformer.

Sur chaque site, les acteurs sont organisés, structurés, pour la vie quotidienne et les activités, en une ou plusieurs, formes collectives dont une au moins, légalement reconnue, est liée par bail, convention, avec la SAS Terres Communes.

Les collectifs ainsi constitués fonctionnent en référence aux principes et expériences autogestionnaires, sans hiérarchie institutionnalisée.

Les collectifs s’engagent à maintenir durablement et principalement l’usage agricole des terres et bâtiments dont ils sont responsables, étant entendu que la proportion entre leurs activités agricoles et non agricoles peut évoluer, voir s’inverser .

Les collectifs s’engagent à pratiquer une agriculture se référant, aux principes et pratiques de l’Agriculture Paysanne dont la charte est annexée à la présente.

Chaque collectif cherche à pérenniser son existence par l’accès à une indépendance économique basée sur ses propres activités et non sur des subventions ou des aides “sociales”.

Les collectifs sont solidaires entre eux. Ils se concertent régulièrement et chaque fois qu’il en est besoin. Ils règlent leurs différends, leurs conflits par la discussion et la recherche d’un consensus. En respectant l’autonomie de chaque groupe dans son fonctionnement et dans la gestion de ses activités, ils s’aident, s’appuient mutuellement dans toute la mesure du possible.

Les collectifs récusent tous les comportements, toutes les pratiques sectaires. Ils sont tout autant, résolument ouverts aux mondes proches et lointains, qu’engagés dans les combats pour une société, des sociétés meilleures.

A l’avenir, il n’est pas exclu, au contraire, qu’un, deux, trois ... nouveaux collectifs s’inscrivent dans Terres Communes. Toutefois nous n’envisageons pas un élargissement tel que les rapports humains et politiques fondamentaux dans nos relations, risqueraient d’être supplantés par la bureaucratie ... Par contre les acteurs de Terres Communes encourageront ceux qui voudraient s’inspirer de sa structure, notamment en apportant dans la mesure du possible leur appui à des projets de propriété collective.

En attendant, on le voit cette charte n’est pas immuablement gravée dans le marbre et si elle constitue une véritable référence, elle pourra à l’unanimité des acteurs d’aujourd’hui et de demain, être modifiée, enrichie ...

Cette version de la charte a été approuvée par l’assemblée générale de Terres Communes du 25 août 2007.