pourquoi Terres Communes ?

Terres Communes, un combat foncier

L’accès à la terre est devenu un problème fondamental de notre société.

Le règne de la propriété privée a progressivement fait disparaître la notion de terres communales qui permettait à tous, même aux plus pauvres, d’accéder à “l’usage” de la terre dans un but agricole ou pastoral afin de satisfaire aux besoins vitaux d’autosubsistance.

La quasi-totalité des terres du territoire français est aujourd’hui privatisée. Toute personne désireuse de produire ses propres aliments ou développer une activité paysanne n’a donc désormais pas d’autres solutions que de devenir propriétaire. Malheureusement si l’accès à la propriété était encore possible il ya cinquante ans, l’achat de terre par un porteur de projet désireux de s’installer en agriculture paysanne est aujourd’hui mission impossible.

Les terres se raréfient sur le territoire français suite à une artificialisation des sols (66 000 ha de terre sont “bétonnées” chaque année en France, soit l’équivalent d’un département de taille moyenne tous les 10 ans !). Tout le monde se dispute les terres restantes : citadins en quête de résidence secondaire, agriculteurs en place cherchant à tout pris à s’agrandir, jeune agriculteur cherchant à s’installer, entreprises et usines…

Cette pression foncière aboutit à une explosion des prix des terres et à une spéculation foncière forte. Résultat : chaque semaine, 200 fermes disparaissent en France, démantelées pour être vendues au plus offrant. Dans la majeure partie des cas, les terres sont réparties entre les agriculteurs voisins pour ajouter des hectares à leur monoculture de céréales, et le bâti entouré d’un ou deux hectares est vendu en tant que “maison de campagne”.

La découverte d’initiative comme Terres communes permet de prendre conscience que des organisations collectives particulières et l’engagement de citoyens peuvent apporter une solution à ce problème récurent d’accès à la terre pour des initiatives paysannes.